" Laure explore le labyrinthe du mystère des pavots dans le jardin de sa grand-mère. Le papier froissé des pétales l'intrigue, au contraire du fruit qui en s'auto-détruisant libérera les graines d'opium porteuses de somnolence rêveuse . Sa peinture n'est pas endormie , elle est précise , fruit d'une recherche sur les couleurs qu'elle utilise en couches superposées , laissant dans l'ombre quelques delphiniums ou clématites inachevées.

Elle peint comme un cinéaste qui affectionnerait les gros-plans , magnifiant un objet dans son moindre détail afin de suggérer une situation , une action qui se déroulerait hors-plan , hors-sujet.

Les roses "Pierre de Ronsard" , "Roses-choux" comme les appelait Colette sont souvent trop épanouies , baissant leurs grosses têtes au bout de tiges molles. Mais Laure ne cadre que leurs formes sensuelles , comme des nus représentés sans détails, sans commentaires . Elles sont de roses divers , comme une chair délicate et à peine palpitante.

Les oeuvres de Laure mènent l'enquête , elles recherchent la raison du mystère d'une chair végétale éphémère. "

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